Vautour

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Vautour

Messagepar Sylvana » 12 Juil 2012, 17:44

http://talentsearch.ted.com/video/Munir ... 0.facebook

Une conférence intéressante à suivre, malheureusement en anglais...


Le terme vautour est un nom vernaculaire désignant certains oiseaux rapaces diurnes présents sur presque tous les continents. Les vautours sont des animaux nécrophages qui se nourrissent principalement de carcasses d'animaux et à ce titre, occupent une niche écologique essentielle à la bonne santé de tous les autres animaux, ainsi qu'à celle de l'homme. Le terme ne doit pas être confondu avec celui d'autour qui désigne d'autres rapaces.
L'une des principales caractéristiques anatomiques des vautours est leur tête dépourvue de plumes et donc à la place, recouverte d'un fin duvet. On attribue souvent un rôle adaptatif à ce caractère, car leur mode d'alimentation contraint leur tête à être très souvent recouverte de sang, endroit particulièrement difficile à nettoyer. Ils ont également un long cou. Ils repèrent les carcasses principalement grâce à leur vue perçante. Certains observateurs leur prêtent un sens de l'odorat développé, rare chez les rapaces en particulier et chez les oiseaux en général.
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Re: Vautour

Messagepar Sylvana » 06 Nov 2012, 20:18

Le vautour fauve (Gyps fulvus) est une espèce d'oiseau charognard de la famille des Accipitridae.
Comme pour la plupart des vautours du genre Gyps, son long cou et sa tête sont non dénudés, malgré la croyance, mais doté d'un fin duvet, ce qui leur permet de fouiller plus efficacement dans les carcasses1. Le poids moyen d'un Vautour fauve est de 8 kilos et son envergure maximale de 2,65 mètres. Il vit de 25 à 35 ans (en captivité, jusqu'à 40 ans). Sa longueur varie de 95 à 110 cm.
Exclusivement charognard, il se nourrit sur les carcasses de grands animaux qu'il détecte du haut du ciel grâce à sa vision adaptée. De nos jours, suite à la raréfaction ou la disparition des grands animaux sauvages (mouflons, chamois, bouquetins, aurochs), le vautour fauve se nourrit principalement d'animaux domestiques morts (moutons, vaches).
Souvent, les grands corbeaux viennent les premiers sur la charogne. Ce sont d'excellents indicateurs pour les vautours, car, très farouches, ils ne se risquent à approcher une proie que quand il n'y a plus de danger.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Vautour_fauve
et quelques photos d'une amie qui a eu la chance d'en voir, en vrai !
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Re: Vautour

Messagepar Sylvana » 06 Nov 2012, 20:24

http://www.youtube.com/watch?v=bVCx_p_rAkk
Une vidéo pour voir bouger un peu ces grands oiseaux et aussi la manière dont ces oiseaux sont arrivés...
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Re: Vautour

Messagepar Sylvana » 08 Nov 2012, 08:26

Les gazettes pyrénéennes reprennent le refrain de l’attaque des troupeaux par l’ours, mais aussi par les vautours qui sont devenus la nouvelle bête noire des éleveurs, pour des prédations qui restent marginales au regard des pertes en estive.

Quand ce ne sont pas les ours, ce sont les vautours qui doivent entrer dans le box des accusés. La scène se passe en Basse Ariège sur le Terrefort. Des vautours auraient été observés par un éleveur, s’attaquant à ses veaux. Les Zorros de l’Ariège « contre l’ensauvagement du monde rural » sont immédiatement avertis, alors que les experts en la matière sont les agents de l’ONCFS (Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage), lesquels se rendent sur place mais se seraient bien passés de la présence de la presse locale et de la pression exercée par l’ASPAP (Association pour la Sauvegarde du Patrimoine d’Ariège Pyrénées). Ils savent, ces agents, qu’ils n’ont plus les moyens de faire le travail indispensable d’expertise qui permettra de déterminer si les veaux victimes de l‘attaque étaient bien viables. D’emblée, on parle « d‘inquiétude sur les estives », en omettant bien d’être plus précis. Les outrances atteignent des sommets sur le nombre supposé de vautours, un site d’information en ligne de l’Ariège avançait le nombre de 7000 individus, alors que selon la LPO (Ligue de Protection des Oiseaux) : « Aucune estimation précise n’a été réalisée pour l’ensemble de la population de vautours en France depuis 2010 », celle-ci était alors estimée à environ 1000 couples dont la moitié dans les Pyrénées. On ne compte plus les vidéos sur le Web, censées prouver la dangerosité de l’animal. L’image est bien pratique dans ce cas et nous a amplement démontré qu’elle pouvait être détournée. « Dans les Pyrénées, des milliers de carcasses sont éliminées gracieusement des pâturages chaque année par les vautours pour quelques cas suspects en dix ans d’intervention sur des animaux en difficulté », annonce Philippe Serre de la LPO qui appelle à se doter à nouveau d’expertises vétérinaires indépendantes, lesquelles, selon lui, « permettraient de donner du crédit à la parole des éleveurs. »

La LPO reconnaît cependant des cas de prédation par le vautour sur les animaux d’élevage en difficulté, reconnaissant « une source d’inquiétude et une perte sèche pour le revenu de l’éleveur », mais constate : « À l’échelle des Pyrénées et du cheptel présent sur le massif, ces cas d’interventions restent toutefois des accidents ponctuels liés au statut sanitaire dégradé ou à une situation de faiblesse du bétail. » De fait, en pleine polémique, les crédits de l’Etat pour la prise en charge du coût des expertises vétérinaires sur des cadavres d’animaux signalés par des éleveurs ont été suspendus. « Ces expertises vétérinaires permettent d’apporter la preuve ou pas d’une intervention ante-mortem par les vautours, ces analyses avaient d’ailleurs disculpé les vautours dans l’extrême majorité des cas entre 2007 et 2009 », seulement voilà, il est plus facile de s’en prendre aux vautours et de réclamer le droit à « la régulation de l’espèce », comme le fit le représentant de l’ASPAP en Basse Ariège. Curieusement, il ne propose pas de réguler la population de chiens errants dans le monde rural, celle-ci se renforçant singulièrement dans les semaines qui suivent l’ouverture de la chasse. Cette année, il sera officialisé par les autorités publiques la création de placettes d’équarrissage dans les Pyrénées-Atlantiques. Ce dispositif permettra de garantir aux éleveurs un service d’équarrissage gratuit en accord avec le règlement européen du 25 février 2011 et de réduire le coût de la Contribution Volontaire Obligatoire qu’ils doivent payer pour l’élimination des carcasses par les filières industrielles. De manière à connaître précisément les effectifs de l’espèce sur le versant nord des Pyrénées, un inventaire des couples nicheurs est en cours, il est effectué par les structures partenaires du programme Pyrénées Vivantes animé par la LPO. Les conclusions sur les effectifs et la répartition de l’espèce seront disponibles à l’automne prochain. D’ici là, il sera permis d’affirmer n’importe quoi, et les justiciers autoproclamés du pastoralisme ne s’en priveront pas.

Philippe Serpault
http://blogs.mediapart.fr/blog/friture- ... s-de-lours
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Re: Vautour

Messagepar Sylvana » 03 Fév 2013, 19:56

Un autre Vautour fauve curieux a été observé le 19 avril 2006 dans la province de Saragosse, plus précisément dans la municipalité de Leciñena : cet oiseau, a priori un adulte d'après la couleur de ses yeux (jaune-brun et non pas bruns sombres) et de sa collerette (blanche et non pas brun clair), semblait avoir une seconde mandibule inférieure (ou une langue, comme cela a déjà été observé chez d'autres oiseaux ?) au niveau de la gorge, mais cela ne semblait pas le gêner pour manger. Il s'agit a priori d'un cas unique dans la littérature chez un vautour de l'Ancien Monde.
pour en savoir plus :
http://www.ornithomedia.com/breves/deux ... 00599.html
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